una association culturelle beninoise multi culturelle envoie deux jeunes dans les pays saheliens pour 3 mois a la rencontre des populations locales
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Ca y ait nous avons enfin pu quitter le benin apres 4j d immobilisation du vehicule suite a une panne a natitingou, ville frontiere avec le burkina. finalement apres avoir abandonne la voiture et son chauffeur, laisse les 3/4 de nos bagages nous sommes partis pour une aventure qui sera tres certainement inoubliable...
arrivee a Ouaga et rencontre presaue immediate avec de jeunes burkinabes, artisans et musiciens, qui vont nous loger pendant les qq jours passes dans la ville. bon temps, musique, decouverte et partage semblent etre des valeurs sures en afrique.
finalement depart pour bamako avec escale pour la nuit a bobo dioulasso, ou nous sommes heberges chez un jeune du nom de razak qui nous a offert son toit sans l'ombre d'une hesitation.
20 heures de route plus tard nous arrivons a bamako...
arrivee a bamako debut fevrier avec seulement 2j de retard sur notre programme, ce qui est une veritable chance sachant tout ce qui nous est arrive comme mesaventure depuis le depart : l'abandon de la voiture, le manque d'argent... mais la bonne humeur est au rendez vous et la joie de vivre a l'africaine totale.
bamako nous accueille de nuit apres un veritable enfer de 14h de route non stop, pour un voyage estime normalement a seulement 9h. grosse fatigue et rage contre la police qui raquette tous les voyageurs pour tout et n'importe quoi le long de la route. ma peau blanche m'evite les embetements mais Rodrigue mon copagnon d'aventure s'en sort moins bien. c'est fou que le meme genre de crapules se retrouvent dans toutes les polices du monde comme s'il fallait avoir une qualification de salaud pour y entrer.
mais au bout du compte on retrouve un ami francais, Camille, avec qui je fais mes etudes a lyon en stage a bamako. joie des retrouvailles, decouverte de jeunes autrichiens heberges eux aussi pour qq temps la bas. discussion en anglais, en francais, en bamabara, melting pot total et joie au rendez vous.
pour etre plus tranquille Camille nous logent chez un ami rasta aui vit dans un petit village sur une colline au dessus de Bamako. l'ambiance est cool, tres roots, sans electricite et sans eau mais l'accueil est spontane et grace a lui j'ai enfin l'occaison de jouer aux dames chinoises [une petite pensee pour tous les membres de ma famille avec qui j'ai passe des heures a jouer a ca avec eux]
je fete mes 22 ans ainsi qu'Andreas qui lui fete ses 24 ans, autour d'un gros couscous pour 15 personnes preparees sur commande avec tout le savoir faire malien de la maman de Alalia, aue je remercie au passage>
Bamako est une tres belle ville qui a su conserver des anciens quartiers au charme colonial, des arteres larges et onbragees et qui est legerement rafraichi par le fleuve Niger.
pour ceux que la ville interesse, se rapporter a n'importe quel site touristique qui vous renseigneront bien mieux que moi. en revanche je peux comparer avec cotonou au benin que je connais bien et qui presente un tout autre visage : ici pas de motos lancees en pleine vitesse les rues, ni cette pollution etouffante mais au contraire une ville africaine cad qu'elle semble etre comme d'autres totalement anarchique alors qu'elle obeis a un ordre qu'il faut comprendre pour s'en sortir : tous les transports se font dans des fourgons , genre Trafic mais en moins bien, dans lequel les gens s'installent a 16 ou 17 pour une cousre forfaitaire de 125 ou 150F.
les femmes sont tres belles dans leurs tissus imprimes et par les bijoux qu'elles arborent. les gens parlent tres peu francais et les echanges se font par gestes souvent. par contre la nourriture est tout bonnememt delicieuse, riche et variee meme chez les tanties qui vendent au bord de la route.
9/10eme des femmes sont exisees, 90% de la population est musulmane, le reste est animiste et dans notre programme sont inclues plusieurs visites de mosquees historiques comme a Djenne et Tombouctou.
petit conseil aux voyageurs qui seraient tentes de sortir un peu de ville sans aller tres loin : baignade possible au fleuve Niger a 30min de Bamako par les bus-taxis, puis traversee en pirogue pour se retrouver de l'autre cote du fleuve tranquille, avec une eau chaude et la paix en prime.
Quentin : (Belge _ 24 ans) c est la premiere personne que nous avons croise sur notre route. rencontre totalement due au hasard lors d1 tournois de beach volley organise pour les volontaires internationaux du benin auquels nous n appartenons ni l un ni l autre. bref 2° rencontre inopinee a la frontiere du burkina et route ensemble jqa Ouagadougou. Grand baroudeur sans le sou ou presque, debrouillard et drole nous nous sommes laisses a Ouaga où lui attendait la venue d un prof de percussion pour prendre qq cours.
Alex, papa Angelo, Saydou et Cie : tous sont de jeunes artisans burkinabes membres egalement d un groupe de percussions (on a assiste a une de leur repet tout simplement bluffante) chez qui nous sommes restes qq jours. Apprentissage du the, enfin surtout comment faire la mousse, premier repas veritablement a l africaine bien que je sois au benin depuis 4 mois deja... comprendre un plat en commun, ici le couvercle de la gaziniere, dans lequel tout le monde plonge la main. Pour un occidental la technique a attraper est un peu dure car naturellement on aurait tendance a manger ce qu on a pince avec la main et donc de manger par en haut alors que toute la technique au contraire consiste a bien remplir l interieur de sa main en tassant le tout au bord du plat avant de remonter par en dessous le long de la main.
Ne pas hesiter a aller les voir en passant on peut les trouver dans les petites boutiques en face de la maison des artisans a Ouaga, on peut meme mettre une tente chez eux moyennant un geste en partant.
Camille : (France) iepesien en stage a bamako, aussi connu sous le nom de Fakourou Coulibaly, j ai retrouve avec un reel plaisir Camille chez qui j ai passe de bonnes soirees a lyon l annee derniere. Il nous a mis a l aise des notre arrivee en nous logeant chez un ami rasta vivant a Lassa, petit village sur les collines de Bamako. Tres a l aise dans le pays, il se debrouille plutot tres bien en bambara et nous a bien fait rire quand les gens s adressaient a Rodrigue dans cette langue croyant qu il etait un des leurs et que c etait Camille qui leur repondait...
Grace a lui nous avons rencontre Alama, son ami rasta a qui il semble rendre regulierement visite. Alama est un rasta arborant 3 grosses locks courtes uniquement. Fan de Gregory qu il passe en boucle ainsi que du tres bon dub, mais pas Bob Marley car pour lui n ecoute pas Bob qui veut, "mais Rodrigue mais tu es fou, toi tu ecoutes Bob Marley comme ca mais seuls les sages peuvent ecouter Bob!, bon de toute facon Rodrigue il comprend rien". Avec lui j ai fait de tres nombreuses parties de dames chinoises et lui m a fait un chapeau rasta en coton file qui fait rire maintenant joyeusement les gens et me permet de me faire accepter comme une des leurs.
Grace a lui aussi nous avons fait la connaissance de 5 autrichiens qui logeaient le temps de leur sejour chez son coloc. Fous rires, longues discussions en anglais, apres midi passe tous ensemble au bord du fleuve Niger a se baigner, a ecouter du son, a regarder Alama faire sa lessive... J ai une pensee toute particuliere pour Andreas ne le meme jour que moi et qu on a fete ensemble devant un bon couscous de 15 personnes prepare par la mere de Lalia puis dans une buvette ou des percussionnistes rencontres par hasard on joue et ou un client malien nous a fait porter tout un cageot de boissons apprenant ca. Pensee egalement pour Sonia avec qui j ai bien ri.
Papou : jeune guide de Segou nous l avons rencontre des la descente du car. Loge chez lui pendant 3j, il nous a montre sa ville, fait visiter les villages aux alentours. Emeche la plupart du temps, il est pas contre capable en tant que noble de raconter toute l histoire du Mali, les dynasties, les etnies, etc. Dans la cour habitait une jeune femme malienne avec qui j ai passe des moments de grande tendresse et de partage pendant tout le temps que j ai passe la bas, moi avec mes qq mots de bambara et elle son "ca va?", on a echange par bonnes intentions : je lui donne du pain quand j en achete, je prends mon eau chez elle, elle m offre un verre de the, je lui ramene 2 bonbons d une ballade... Avant de partir je lui ai glisse en cadeau mon bracelet beninois et mon plus beau sourire.
Tom & Martha : (Hollande) jeune couple de 60 ans rencontre dans le bus a Segou et pour lequel nous avons eu beaucoup d estime Rodrigue et moi car il s adaptait a tout, avait des tas de voyages dans des pays lointains a raconter (Laos, Nepal, Vietnam, et maintenant Afrique de l Ouest), et nous apporte leur rire a un moment ou le voyage a failli vasciller definitivement du fait de grosses galeres financieres et d une mesentente persistante entre nous. Ils vivent depuis 10 ans dans les Pyrenees et voyagent quand ils ont du temps libre.
Daniel & Alejandro : (Espagne) j ai passe une aprem a me faire raconter leur voyage au Mali effectue pendant un mois en velo. Ils semblent s etre regale meme s ils se sont parfois heurtes au sable, a la chaleur, aux epines occasionnant de multiples crevaisons, mais ils sont alles dans des villages ou personne n avait jamais vu de blancs...
Boubacar Toure : joailler de Djenne, noble dans son sang et dans son attitude, il a une facon souveraine et humble a la fois de parler et de vivre qui m a impressionne. Grace a lui nous avons pu quitter notre auberge hors de prix (2000 Fcfa (environ 1.50e) par personne pour mettre un matelas sur le toit, a la place il nous a donne un appart magnifique a mes yeux sur lequel les terrases etaient reines et la deco vieille france donnait un charme tout particulier la nuit.
Daniel : jeune guide Dogon qui nous a fait visiter dans la bonne humeur sa terre et son univers et chez qui je suis un peu restee avant le depart pour Tombouctou en pirogue. Tres gentil, tres simple, heureux de vivre et plein d histoires, j ai beaucoup apprecie sa copagnie.
Abraham Lincoln : guide Dogon parlant 7 langues, j ai passe une super apres midi perdu avec lui sur une petite lande de terre au milieu du Niger avec juste ce qui nous fallait pour passer une bonne aprem (eau, the, thomates, ail, ognions, bedo, une vue magnifique sur les campements peuls et touaregs, les habitations flotantes bozo...
trajet Mopti-Gao : voyage en bus en compagnie d'une femme d'aspect vieux mais qui ne devait pas l'être tant que ça parce qu'elle portait accroché au sein un bébé. J'ai oublié son nom mais elle m'a été présenté par le contrôleur de la gare de Sevaré pour que je ne voyage pas seule. Elle ne parlait pas un mot de français, mais nous avons beaucoup échangé et elle m'a fait bien rire quand prete a devoir passer une 2° nuit dans la brousse a attendre la reparation du car, j'ai monté ma tente devant des gens qui n'avaient jamais vu ça et qu'elle s'est gonflée de fierté quand je l'ai invité à y rentrer dedans.
Bouba (Boubacar Touré) : jeune noble de Gao, très à l'aise et charmeur au possible j'ai logé chez lui 5j, à dîner avec son père (un vrai honneur), saluer cérémonieusement sa grand-mère et sa famille.. Premier jeune à avoir une voiture, à me promener dedans, à me sortir avec ses amis, j'avoue qu'il m'a fallut un courage infini pour m'en arracher et ne pas décider de me marier à Gao, faire construire une petite maison en terre au bord du Niger et fonder une famille nombreuse.. bon ce n'était pas mon destin mais ça aurait été si bon!
Yaya (Niger) : j'ai rencontré Yaya à la gare de Sévaré, su qu'il allait a Niamey comme moi mais une semaine plus tard, finalement l'absence de transport pour ma part on fait que nous avons fait route ensemble. Il m'a logé chez sa tante, m'a fait découvrir son village au fin fond de la brousse, visiter Niamey, etc. Un poil embettant car tres directif : fais-ci, ne fais pas ça ; pour quelqu'un comme moi qui est allergique à l'autorité j'ai dû me plier et c'est ralant car il n'y avait rien à redire, sous ses formes un peu brusques il s'arangeait toujours pour que je sois au mieux, mets-toi a l'aise voilà ce que je retiendrai de lui.. et du coup de couteau qu'il a reçu lorsqu'il s'est fait attaquer par des bandits! un gars génial.
L'association Raoul Kanazi: association de français venus aider dans un dispensaire, apporter des médicaments, construire des lattrines, aider dans les jardins maraichers. De grandes amitiés : Albine et Channa, Mr. Charles (ancien St Cyrien à la retraite), Chantal, etc. Des français bien marseillais avec chansons paillardes, belote et tarot, mais tous très sympa et simples une fois arrivés en brousse. On a partagé beaucoup et certaines amitiés se prolongeront en france j'espère.
Les instits de Dolbel: ce sont les femmes qui nous ont accueillis a Dolbel, petit village perdu au fin fond d'une piste. Très gentilles, au bout d'un moment je délaissais le repas préparé pour les français pour partager le leur (les restes) dans un plat, à la main assises en tailleur. J'ai aidé en cuisine, ris (beaucoup) avec elles toutes, chacune attachante a sa façon.
Regardez le port digne des hommes et la grâce des femmes. Ce sont les descendants des plus grands empires africains. L'histoire qui pèse sur leurs épaules n'entame pas leur humour, leur spontanéité, leur gentillesse et leur sens miraculeusement préservé de la délicatesse quand vous êtes leur hôte. Le Mali, des dunes sableuses du Nord aux savanes arborées du Sud, est un dégradé de paysages superbes, avec des villages aux marchés animés et colorés, des mosquées en banco à l'architecture sobre, souvent majestueuse. Sans oublier ce fleuve fascinant, le Niger, qui parcourt généreusement le pays, en donnant vie aux terres arides.
Géographie
La zone saharienne couvre les deux tiers de la superficie, zone sahélienne au centre, zones soudanaise et pré-guinéenne au sud-ouest.
Le pays est désertique dans sa plus grande partie, mais le Sud est baigné par le Niger, localement appelé Djoliba. La moitié de l'année (de juillet à décembre), des inondations sur son cours moyen, entre Koulikoro et Tombouctou, créent une sorte de Méditerranée d'eau douce (irrigation et navigation régulière possibles). Dans le Sud-Est (Sikasso), région agricole fertile.
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Climat
On passe progressivement des pluies de quelques semaines dans le Sahel, à 3 ou 4 mois dans le Sud. La saison des pluies a lieu normalement entre juillet et septembre. Il pleut un, deux, trois jours et ça s'arrête ; pendant cette saison des pluies, dite hivernage, le climat est plutôt agréable mais humide. Attention : les déplacements sur les pistes sont souvent difficiles durant cette période. Le reste de l'année, le temps est sec. Après avoir régressé au début des années 1990, la pluie est revenue, mais elle est toujours attendue avec anxiété. Cela dit, la situation est différente à Tombouctou (175 mm annuels), à Mopti (700 mm), à Bamako (900 mm) ou à Sikasso (1 500 mm). Sikasso est toujours si bien arrosée qu'on y fait deux récoltes par an.
Bon an mal an, il fait entre 30 °C (juillet, août, décembre et janvier) et 40/45 °C (mars, avril, mai) au plus chaud de la journée (et autour de 50 °C à Tombouctou) ; les températures nocturnes font la différence : environ 25 °C pendant toute l'année y compris l'hivernage, sauf de novembre à février (de 15 à 20 °C). Vous n'userez pas trop votre pull. À Gao ou à Tombouctou, les contrastes sont plus nets : la nuit ça descend à 13 °C en janvier, avril-mai ne sont pas très recommandables (au-dessus de 40 °C dans la journée).
La saison touristique la plus agréable : de novembre à février.
Fêtes et jours fériés
Elles sont très nombreuses et diffèrent selon les régions. Impossible de les énumérer toutes ici.
- Furassi : fête des Circoncis. Danses et chants toute la nuit. Généralement tous les ans.
- San Toulonké (en pays Bambara) : fête de la fin des récoltes.
- Kaba-boulon Tie (en pays Malinké) : tous les 7 ans, dans le Mandé. Fête de renouvellement de la toiture de la case sacrée de Kangaba, organisée par les griots de Kéla.
- Le Sigi : en Pays dogon. Tous les 60 ans !
Fêtes nationales civiles et religieuses
- 1er janvier : Nouvel an.
- 20 janvier : fête de l'Armée.
- 26 mars : journée des Martyrs. Commémoration de la chute du régime de Moussa Traoré.
- Pâques.
- 1er mai : fête internationale du Travail.
- 25 mai : journée de l'Afrique. Commémoration de la création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
- 22 septembre : fête nationale (commémorant l'Indépendance).
- 25 décembre : Noël.
- La tabaski (ou fête du Mouton) : fête très populaire qui commémore le sacrifice d'Abraham. Ne pas manquer les magnifiques boubous que portent tous les musulmans à cette occasion. La date dépend du calendrier lunaire.
- La fin du ramadan (selon le calendrier lunaire).
- Le maouloud : naissance et baptême (7 jours après) du Prophète. Selon le calendrier lunaire.
Comment des gens peuvent ils se payer un voyage si cher pour y rester a peine une semaine?
Que voient ils de l Afrique a part les paysages?
Marre de tomber sur des gens a la poche trop pleine prets a debourser des sommes faraminauses pour visiter certains sites. Comment peuvent ils comprendre le rythme africain, la facon dont parlent les gens, la maniere dont s organisent les rapports sociaux??
Je citerai qq exemples pour denoncer certains abus : les touristes se plaignent de la salete des villes mais vu notre mode de vie consumeriste, nos decharges surchargees, pensent ils que ca serait plus propre chez nous si nous n avions pas de ramassage des ordures?
D autres se plaignent de prix fixes en fonction de la couleur de la peau mais savent ils qu ici chaque prix est parfois debatu pendant plusieurs jours jusqu a ce que chaque partie tombe d accord? a l inverse j entends tres souvent des europeens se vanter d avoir reussi a negocier tres serre avec le vendeur et avoir fait degringole le prix, savent ils que les gens en afrique vivent tres souvent au jour le jour et que chaque soir le pere doit donner de l argent a la femme pour assurer le repas du lendemain et que donc des lors le soir approchant et les ventes ayant ete insuffisantes dans la jour pour Vivre, je ne parle meme pas d economiser, le vendeur sera pret a brader sil le faut sa marchandise rien que faire rentrer un peu d argent dans son foyer?
Il est vrai aussi que parfois les gens sont un peu lourds a toujours demander des cadeaux ou de l argent, surtout les enfants, mais pour eux il est inconcevable que des blancs puissent etre pauvres et chaque attention faite et vue comme un cadeau tombe du ciel. Pour ceux que donner de l argent rebute, il existe une autre solution qui consiste a venir avec une grande quantite de Bic qui soulageront un peu la famille car ici les enfants qui ont la chance d etre scolarises n ont pas forcement ensuite un stylo ou un cahier pour noter leurs lecons...
Voila quelques mots a destination de ceux qui seraient alles en afrique et qui en auraient garder une mauvaise image. L africain est quelqu un de fier qui se bat depuis son enfance pour survivre, parfois maltraite, ou exploite, il a par contre des valeurs solidement ancrees en lui comme le sens du partage, la convivialite, le sens du partage et la joie de vivre. Tous les rapports sociaux sont fondes sur l interdependance alimentaire, financiere, commerciale des gens et quand quelqu un se sent un peu a l aise parce qu il a une petite rentree financiere il ne va pas economiser pour se payer plus tard un caprice, non l africain va chercher a partager sa joie en famille et entre amis.
Au Mali les differentes ethnies ou familles sont liees par des liens ancestraux entre elles :
par exemple les Coulibaly (anciens nobles) sont les grands freres des Keita qui sont leurs subordonnes ; les Bozos (peuple nomade qui depend entierement de leau) sont en cousinage avec les Dogons car a l arrivee des Dogons a la recherche d une terre hospitaliere un Bozo s est dit on decoupe un bout de jambe pour nourrir un enfant Dogon qui allait mourir de faim...
Le cousinage a d importantes repercussions dans les liens sociaux, 2 ethnies en cousinage doivent se soutenir meme si les individus ne se connaissent pas. Pour que rien ne viennent entacher leurs rapports ils ne se marient pas entre eux car comme on dit les problemes ici arrivent souvent par les femmes, ils ont aussi le droit de s insulter copieusement en public mais juste pour se dire qu ils sont proches, sans mechancete au fond..
Les gens sont aussi interdependants : en pays Dogon, les villages des plaines cultivent des cereales, les villages des plateaux xultivent les condiments : tomates, oignons, salade, etc. et ils echangent leurs produits lors des marches pour que chaque femme puissent completer ce qu elle ne cultive pas, le plus souvent sous forme de troc. Le jour du marche les femmes descendent des falaises ou marchent des Km dans leur plus belle tenue, c est aussi l occasion de voir des parents, d echanger les dernieres nouvelles, sceller de nouvelles alliances familiales.
Les dogons (agriculteurs) confient leur betail aux Peuls (peuple nomade transfrontalier qui ne vit que des bettes). Les Peuls ne sont pas payes pour ce qu ils font, par contre le lait tire des bettes leur appartient et ils peuvent le vendre pour se faire un peu d argent, des que les bettes mettent bas ils en recoivent quelques unes pour se constituer leur propre cheptel ; ils recoivent aussi des cereales pendant la saison seche quand les bettes donnent moins de lait.
Les griots et les forgerons en pays Dogon non plus ne sont pas payes monaitairement : ils doivent faire pour chaque famille des outils ou des couteaux au fur et a mesure qu ils en font, en echange chaque famille lui donne le necessaire alimentaire pour vivre...
L argent n a donc que peu de place ici car la seule chose vraie est qu il faut chacun essayer de survivre, le profit importe peu, quel interet aurais je a vendre tres chere mes produits alors que je peux vivre si je troque et travaille dur?

Quelques images de Djenne


Pays Dogon des plaines avec la falaise derriere
Images animistes
Porte Dogon et un gars muy tipico
Grenier Dogon
Village sous les falaises (ancien habitat des Pygmées 1° occupants avant que les Dogons s'installent et construisent aussi directement sous le rocher avant de s'installer plus bas)
Case a palabres ds laquelle se reglent tous les litiges, se prennent les grandes decisions et où volontairement le toit est tres bas pour obliger celui qui sous le coup de la colere voudrait se lever brusquement a se cogner et donc a se rassoir silencieusement... a quand le meme systeme a l'Assemblee Nationale?


J arrive enfin a Niamey apres 1 mois au mali a me regaler et a rencontrer des gens vraiment tres sympas chez qui j ai ete recue comme une reine et avec qui j ai beaucoup echange.
Je dois par contre dire que ce voyage n est vraiment pas de tout repos :
_ 2 abces consecutifs, l'un au bras que j ai chope a Djenne et un au pied depuis Sevare
_ le depart de mon compagnon de route a Sevare, retourné au benin; le voyage continue donc pour moi seule
_ l'argent tres compté mais juste suffisant pour pouvoir tout voir et manger sans peine
_ l abandon du vehicule loué a Cotonou apres seulement 600 Km parcourus, tout l'argent ou presque economisé avant englouti avec lui car la personne qui nous l'a loué fait tout depuis pour etre injoingnable ; le camescope avec lequel je devais tourner des images qui nous lache en pays dogon,
_ une panne de vehicule (roulement a changer : 14h d'attente) et quand enfin un nouveau pneu arrive, 5 Km plus loin le pneu en entier qui se detache menacant de renverser le car ; 8h plus tard le car qu'on nous a promis arrive enfin sauf qu'il vient avec ses passagers : voyage assise sur un bidon d'eau au milieu du couloir avec des sacs sous les pieds et 2 gamines sur les genoux... rien dans le ventre depuis 36h sauf le mouton qu'il on egorgé pour faire couler le sang en reconnaissance de toutes les vies epargnees dans l'accident que nous aurions pu avoir, un mouton pour 36 personnes et un fond d'eau tiré d'un bidon ayant contenu de l'essence! mais bonne humeur et partage avec les gens notamment une vieille femme et son bébé qui ne parle pas un mot de francais mais avec qui je me suis tres bien entendue
_ les pieds dechires par les chaussures neuves que j'ai cru bon d'acheter pour marcher dans le pays dogon, des plaies partout et l'obligation d'avancer en souriant quand meme (ampoules, bout de peau en moins, ongles incarnés et j'en passe)
_ l'obligation maternelle de rejoindre une assoc au niger pour pouvoir continuer le voyage ou au choix retour direct au beni car "mais enfin tu imagines une femme toute seule en afrique, non mais hors de question!" (ah les meres!). Finalement je passe a cote de Tombouctou sans pouvoir m'y arreter, je me debats dans les transports pour finalement etre bloquee 3j a Gao faute de transports pour rejoindre Niamey et donc je rate l'assoc et leur programme d'une semaine car maintenant c'est moi qui les attends a Niamey pour continuer avec eux.
voila je crois que c'est a peu pres tout.
mais je dois dire que je me suis rien fait piqué, je n'ai jamais eu l'ombre d'une peur, ni fait de mauvaises rencontres, été gravement malade... au contraire ce voyage n'est que du bonheur depuis le depart!! et meme les moments difficiles sont des joies
L'Afrique est un reve pour qui sait regarder et prendre le temps de discuter avec les gens. Les plus belles images a mes yeux débutent quand le crepuscule est sur le point de tomber : les femmes reviennent du marché, des champs ou d'aller puiser l'eau ; qu'est ce qu'elles sont belles avec leur pagne et leur long voile qui flotte autour d'elles, toujours un enfant calé dans le dos, elles avancent avec grace et fierté avec leur paquetage en equilibre sur la tete...
C'est aussi le moment où les animaux laisses en totale liberté toute la journée reviennent en belant vers leur foyer respectif, les enfants jouent parmi eux dans de grands eclats de rire et les hommes sur leur vélo ou leur petite mobylette parfois a deux ou trois dessus.
L'Afrique c'est aussi la curiosité des transports : generalement des vehicules hors d'usage sont aménagés avec des sieges, les gens s'entassent a 16 ou 17 personnes dedans, le chargement sur le toit peut dépasser en hauteur le mini bus (matelas, lot de calebasses, sac de céreales, objets hétéroclites...) voire tres souvent on peut trouver aussi des moutons, des chevres, des poulets, etc. attachés a meme le toit auxquels s'ajoutent parfois 2 à 4 personnes installées en equilibre sur les bagages. Apres ca inch allah le voyage peut commencer quand le vehicule est plein, pas d'horaires de depart et encore moins d'arrivée tellement les pannes diverses et variees peuvent pimenter le trajet.
L'Afrique enfin c'est un autre temps et un autre univers. On peut manger pour 10 cts d'euro chez des bonnes dames installées au bord dse voies, se faire faire une pedicure en 5min au marché, vibrer au son de la musique diffusée a fond et en permanence a chaque coin de rue seulement entrecoupée par l'appel du muezzin qui retentit de chaque mosquée pour appeler les fideles a la priere. On peut croiser rien qu'en marchant dans la rue des poules, des marchands ambulants, des hommes d'affaire, les enfants mendiants des ecoles coraniques, des handicapés de toute forme, prendre le temps de discuter pour acheter son pain avec la vendeuse avant d'aller chercher trois tomates chez une gamine qui ne vent que ca.
C'est aussi l'odeur du thé en train de caraméliser, les relents d'eau sale versée au milieu de la rue qu'il faut tenter d'éviter, les jardins maraichers qui poussent a coté de chaque point d'eau faisant une tache de verdure parmi le sable ou la terre brulée par le soleil.
Où a part en Afrique peut-on etre invité chez des gens qu'on ne connaissait pas 2h avant sans que personne trouve a redire? Où sait on qu'on va etre logé, nourri, blanchi pour pas un franc autre part qu'en Afrique?
"En Afrique on partage tout sauf ca femme" voila ce qu'on m'a dit un jour. Chaque femme qui cuisine prevoit toujours 2 ou 3 parts supplémentaires au cas où un invité viendrait a l'improviste. Dans chaque maison on peut arriver a 3h du mat et se faire loger sans pb, on peut y rester une nuit ou un an, decider de partir du jour au lendemain sans avoir a se justifier.
Au Mali on dit "mon ami tu as fait une longue route, maintenant tu peux te reposer, sois le bienvenu". Le peu qu'il y a est mis en commun, une cigarette est presque toujours fumée a 2, les gens mangent dans un grand plat commun où chacun est invité a plonger sa main, on dort par 2 ou 3 sur une natte ou un matelas, on ne te laisse jamais seul il y a toujours un enfant qui peut te conduire où tu veux quand tu veux, pour le moindre achat un anfant est envoyé faire les courses et revient avec le sourire sans avoir eu besoin de se justifier, de tempeter pendant des heures...
Les femmes parlent quasiment pas le francais mais la communication est universelle. Prendre le temps d'aller les voir cuisiner, jouer avec les enfants et ca y est on est amies. Partager, donner, recevoir ; des valeurs simples qui existent aussi en France mais que nous avons trop souvent tendance a oublier! L'hote n'est jamais de trop, au contraire il est un cadeau et une occasion de partager et d'apprendre a mieux se connaitre.
Oui je reve d'une France qui redeviendrait hospitaliere où l'on prendrait le temps d'aller saluer ses voisins avant de commencer sa journée rien que pour savoir s'ils ont passés une bonne uit, où les anciens sont respectés, où les differentes générations vivent dans la meme maison, où les enfants sont nombreux et entourés par leur mere, les "tanties", ses freres et soeurs, par le père qui dispense le savoir et l'argent nécessaire a la famille.
Je reve d'une France où l'on puisse descendre a pied chercher sa nourriture sans avoir a prendre sa voiture ni faire la queue entre des gens stresses par la vie, un endroit où l'on puisse prendre le temps de s'assoir discuter avec quelqu'un qu'on ne connait pas sans qu'il se sente géné par cette intrusion dans son univers.
Une France où les amis peuvent se retrouver dehors le soir a discuter des choses profondes de la vie, de Dieu, rire et causer pendant des heures...
Oui je sais je reve les yeux ouverts mais parfois il faut quitter son pays pour se rendre compte que notre mode de vie n'est peut etre pas forcement le meilleur, et qu'il y a dans le monde des gens qui sont hueureux de vivre meme s'ils n'ont pas l'électricité, l'eau courante, la TV, le lave-linge, une auto, etc. et que pourtant le rire des gens vient de facon spontanée.
L'argent ne fait pas le bonheur, a chaque jour sa peine et tant que je trouve de quoi me nourir aujourd'hui pourquoi ne pas faire profiter mon entourage du peu que j'aurai pu gagner en une journée?
O merveuilleuse femme africaine!
Merci pour ton accueil toujours chaleureux, pour toute cette tendresse que tu sais dispenser sans retour attendu, pour les eclats de rire qui viennent spontanement...
Femme courageuse véritable ame d'un foyer où l'homme n'intervient que rarement. Mere fiere et épouse fidèle, femme travailleuse et mère au foyer. Pas de mots pour décrire assez mon admiration face à toi qui prend le temps entre 2 enfants de te faire belle pour ton mari, qui jongle pour que toute la famille trouve à manger correctement des plats qui t'obligeront à travailler cassée en deux pendant de longues heures...
Dans un pays où les hommes travaillent 4 mois par an lors de la récolte du mil et passent ensuite le temps à l'ombre à boire du thé avec les amis quand toi tu travailles du matin au soir vaquant à tes taches diverses. Que serait l'Afrique sans les femmes?
grenier à mil
Mosquee d'Agadez
Plus qu'un simple objet, une veritable institution : le petit foyer transportable avec sa theiere posee dessus car sans thé que serait la vie???
Tranches de vie :
Restent des souvenirs plein la tête, des images féeriques, le souvenir de rencontres et de partages riches. Je n'oublierai pas ces visages rayonnants, ces boubous colorés, l'appel des muezzins comme unique repère temporel.
Une fois rentrée qu'est-ce qu'il reste? Les images commencent à s'estomper mais pas les sensations. Léger tangage d'une pinasse sur le Niger, fort cahot d'une cariole tirée par deux boeufs, des sourires qui vous vont droit au coeur, l'odeur du thé qui vous saisit en marchant du sucre en train de caraméliser...
Quelle liberté de ne pas savoir de quoi demain sera fait, où vais-je dormir, qui je vais rencontrer, qu'il y aura-t-il a voir? Un sac à dos toujours plus léger à l'inverse du poids des souvenirs, petits cadeaux distribués à mes hôtes et amis. Envie de laisser derrière soi des objets témoins du passé pour se tourner uniquement vers l'avenir, se débarasser des choses essentielles pour ne garder que le vital.
Chaleur des regards, exarcébation des sens. Tout est tellement fort ici, sentir qu'on s'oublie, perdre son identité et ses repères pour devenir Fatimata Keita pendant un mois 1/2. Comme un mot de passe, ce nom m'a ouvert toutes les portes, permis en clin d'oeil de rentrer dans une famille, discuter avec les vieux sages. Et puis ca brouille les pistes, une africaine à la peau blanche ça interpelle : mais tu es d'où toi? Algérie, Maroc? américaine, française? De partout et nulle part, j'ai enfin trouvé des racines et un chez-moi, je suis partout chez-moi c'est plus simple et normal!
La douche au seau, la toilette-trou plus ou moins odorant et propre, le ciel pour seul toit la nuit... le rêve!
Pourquoi faut-il prendre tant de distance pour se découvrir soi-même. Ici je suis chez moi, on m'associe une image de femme, je suis acceptée au delà de mes espérances, je me balade dans les marchés, déguste des carottes fraiches en guise de friandises, mange et dort côte à côte d'africains.
Sentir comme en france la chaleur sèche qui coupe toute vie entre midi et 15h, s'assoir en groupe et discuter, "siester" car les nuits sont courtes et glaciales, arborer mes tuniques brodées et mon chèche autour du cou, faire ma lessive à la main. Fati pas ci, Fati par là. pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas specialement les enfants en temps normal, j'en avais toujours un dans les bras, et 3 ou 4 autour juste là pour m'accompagner.. donc c'est décidé moi aussi j'en aurai et pourquoi pas 4 ou 5??
Apprendre à s'agenouiller pour saluer cérémonieusement un ancien, s'eveiller à l'aube de gré ou de force, enchaîner sur un Lipton (moi qui n'aurai jamais conçu un délarage sans lait le matin!) et une demi baguette nature le tout pour 125F. N'avoir aucun programme établi sauf celui de se laisser porter vers de nouvelles rencontres.
Où à part en Afrique la journée commence par la visite de la famille et des amis juste pour voir si la nuit a été bonne? J'entends encore résonner le martèlement sourd et cadencé des pilons des femmes et fillettes pilant le mil, leur rire et les mots qui résonnent pour s'encourager. Voir le soleil descendre paresseusement en fin de journée et remercier le Créateur pour la beauté de toutes ces choses offertes au regard, dont la magie stupéfiante ne se livre qu'à ceux qui prennent le temps de s'arrêter pour voir. Moutons aux grandes pattes, chèvres et vaches aux cornes immenses poussées par des Peuls vers leur campement ; Touaregs dissertant gaiement du haut de leur dromadaire, innombrables carrioles tirées par des ânes..
Oui l'Afrique vantée par les magazines existe réellement, tout comme les maisons construitent en terre avec leurs greniers pointus et les femmes portant au dos les enfants et/ou leur charge sur la tête.
Les gens ne jouent pas un rôle mais se débattent pour survivre et donner un peu de saveur à une vie difficile. Prier et remercier, deux mots simples du vocabulaire érigés en style de vie. Quelle patience face aux retards, aux événements de la vie, aux gens!
Afrique magique peuplée d'enfants marchant pied nu ou transportant l'eau sur le tête et s'en versant dessus au passage. Marmittes énormes capables de nourir 20 personnes sans problème posées sur des foyers alimentés en bois. Nomades de l'eau, nomades du bétail. Etre réunis à 6 autour d'un palt et plonger à tour de rôle sa main dedans, faire des petits trous pour laisser sortir la chaleur et tenter de déchiqueter la viande avec 2 doigts.
Gamins en haillons improvisant une partie de foot avec des chiffons noués comme balle, anciens en djellaba assis à l'ombre, carrioles, poules traversant la route. Cérémoniel des tresses, du repas, des prières. Etre émue aux larmes tellement c'est beau et se raccrocher à ça quand ça ne va pas : oui c'est bien moi qui ai voulu être là; et si je suis dans la merde je ne peux m'en prendre qu'à moi mais c'est aussi moi qui voit tout ça et je n'aurai plus jamais l'occasion de voyager ainsi ni n'abolir autant les frontières avec des gens.. bref dur mais tellement fort!
Car comment se remettre d'un tel choc? Combien de personnes ont-elles été ensorcelées comme ça? Partout j'ai été l'invitée et pas la touriste, l'amie de femmes et d'hommes peu habitués à voir des blancs qui vivent comme eux. Merci du fond du coeur à tous les gens que j'ai rencontré, qui m'ont offert un toit ou de partager leur repas. L'humain a triomphé du collectif, la langueur du stress.
Je terminerai pas deux phrases entendues au Mali:
"Trop souvent on ne parle de l'Afrique que comme d'un continent pauvre, miné par les guerres et les maladies, mais l'Afrique ne se découvre pas avec les yeux mais avec le coeur. Et sur ce terrain là elle est riche de traditions millénaires et d'un sens de l'accueil jamais pris en défaut"
"Toi l'ami voyageur tu as fait une longue route pour arriver jusqu'à moi. As salam alekoum al ramatulah. Jusqu'à que tu décides de repartir tu es mon invité, ne t'inquiétes plus de rien..."
Ici il n'y a pas d'hospitalité choisie (cf Sarko et son immigration choisie)